Vendredi 27 février
Eh oui, dans une semaine, nous serons de retour sur Paris.

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En attendant, voici ce que dit le programme pour aujourd’hui et nos commentaires.
"Apres votre petit déjeuner chez M Ba Duc, à 8h30, le guide vous emmène visiter le marche flottant de Cai Be". Pour monter à bord des bateaux, on attend toujours qu’une des copines passe à l’eau ! Sur la route fluvuale, différents commerces, dont le marchand de cercueils, une confiserie, traitant le miel, produisant du ’Pop Rice’, des galettes de riz pour faire les nems et de l’alcool de riz dans un alambic.

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Séchage des galettes de riz.

"Ensuite, vous prenez un bateau sur un bras du Mékong, où vous visitez le village métier des poteries.".

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Alors là, premier gag de la journée, les "salades" qui envahissent les bords du Mékong (Jacinthes d’eau) nous barrent carrément le chemin. Nous sommes sur un petit bras et il faut absolument franchir une centaine de mètres. Le chauffeur semble inquiet. Si l’hélice se bloque que fait-on ? Après un bon quart d’heure d’efforts, on s’en sort. Tout le monde applaudit.

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Cours de Samba avec Dominique.

La croisière continue à Cai Be via l’île de Ngu Hiep. Arrivée à Ngu Hiep, vous déjeuner dans un restaurant local.
Vous effectuez ensuite une promenade à pied (ou en vélo) pour découvrir la vie quotidienne de la région du delta.
Et puis, vous partez à Ben Tre (prononcez Bénitier) ou vous dinez et passez la nuit chez habitant Monsieur Hong Taï.

Notre guide utilise fréquemment sont téléphone mobile. Il faut dire que le chauffeur du minibus est toujours au débarcadère quand on arrive d’un périple en bateau. Les repas sont prêts quant on arrive pour déjeuner. Bravo la synchronisation.

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Rustine pour Martine.
C’est le clou de la journée. Cinq vélos nous attendent sur une étape improbable d’un bras du Mékong mais bien connue du guide. Après deux heures de bateau, on accoste sur une île. Tu parles, il n’y a que ça, des îles sur le delta ! Les vélos sont très fatigués, mais ça roule quand même. L’un n’a plus de freins, sur l’autre, il faut relever la béquille tous les 100 mètres. Bref ! au bout d’une demie-heure, sous le soleil de plomb de midi, on s’arrête près d’une maison où vit Mme X, veuve de guerre, 83 ans hyper accueillante.

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Elle nous fait griller des galettes de manioc, nous ouvre une pastèque, nous fait goûter des longanes de son jardin. En remontant sur son vélo pour partir, Martine constate qu’il est à plat. Le guide lui passe le sien et lui dit de tracer la route ainsi que Dominique et Josette. Un gosse apporte une pompe, mais rien n’y fait, il y a un trou qui fuit. Il part alors "à plat" car il n’y a ni rustine, ni chambre à air à l’horizon. Seulement des palmiers. Le chemin est plat mais c’est quand-même dur de rouler à plat. Jean suit Thangh.

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Transfert en chambres d’hôtes.

Il est temps de tourner à droite pour retrouver notre étape de tout-à-l’heure et Josette file comme une pét sur une toile cirée ! Il est impossible à Thangh de la rattraper. C’est Jean qui part à la chasse et crie tant qu’il peut pour arrêter les ardeurs de Josette ! Les cris ont dû attirer l’attention des scooters qui le doublent. Il repèrent vite la dame aux cheveux blancs et transmettent sans doute le message de retourner en arrière ! Je crois que si on ne l’avait pas arrêtée, elle aurait fait le tour de l’île et nous aurait retrouvés 10 Km plus loin !

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Le choix des vélos.

"C’est fini, je ne veux plus faire de vélo" déclare Josette, "surtout par une chaleur pareille". On frise en effet les 35 degrés. L’étape improbable, évoquée plus haut nous a préparé un déjeuner avec un poisson, difficile à dépiauter avec des baguettes. Heureusement, Jean a son Opinel qui ne le quitte pas. Mais aussi avec du riz blanc, des nems et une soupe de légumes.

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Hébergement chez Monsieur Hong Taï.
L’arrivée dans les chambre d’hôtes prend la même tournure que la veille. La route est coupée par le chantier d’un pont. Il reste deux Km à faire avec les bagages. Heureusement, les motos passent. Thangh a vite fait de commander deux motos taxis qui vont charger personnes et bagaux ! (c’est bien le pluriel de ’bagage’ ?).

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Le confort est assez sommaire chez Monsieur Hong Taï. Pas de climatiseur mais des moustiquaires. Les chambres sont à côté d’un tout petit bras du Mékong où ne passe aucune péniche. Nous ne serons pas réveillés par les moteurs. Les filles se voient offrir chacune une bague de fleurs par le patron. "Home made", précise t-il car il parle anglais. Le paysage est idyllique.

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info portfolio

Le marchand de cercueils sur le Mékong. Alambic pour l'alcool de riz.