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CANTON, premier coup de pioche.

jeudi 20 novembre 2008, par Jean Landré

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Paris-Canton, vol nocturne.

Le mardi 19 novembre, c’est un Airbus 340 d’Air France qui conduit Frédéric et Jean de Paris à Canton, puisque la compagnie ‘opère’ le vol CZ764 de la China Southern. Moins de 14h de vol glissent, comme la clarté du mercredi, entre le plateau du déjeuner et l’atterrissage de nuit. Aucun tracas administratif ne perturbe l’arrivée en Chine. En sortant, les compères se font escorter par les rabatteurs, le long de la queue des voyageurs qui attentent les taxis.

Sortie de l’aéroport de Canton.

Finalement, pour rejoindre l’université, Frédéric négocie la course au tiers du premier prix annoncé. Le rabatteur conduit les visiteurs à quelques mètres, passe par un trou dans la clôture de l’aéroport et les invite à le suivre. L’aventure commence. Un chauffeur arrive de l’autre côté avec une WV grise, échange quelques mots, enfourne les bagages et les deux passagers puis démarre en trombe. Le silence règne à l’arrière. Le ‘cab’ commence par prendre une bretelle de l’autoroute... à contresens [1]. Son mobile chante la même sonnerie que celle de Fred. Il répond à plusieurs appels en zigzagant entre les files et repasse trois fois devant le trou de la clôture, s’arrête et repart, par la bretelle interdite du circuit. Le rabatteur chinois ouvre la portière pour un africain mais celui-là prend la fuite en voyant les sièges occupés par les blancs. Le manège a assez duré, Fred se fâche, menace de descendre, exhibe la carte sous le nez du chauffeur, avec l’adresse de destination 西湖酒店. Il s’inquiète que le chauffeur n’ait pas de lunettes. La vitesse est enclenchée et la WV, cette fois, ne prendra pas le sens interdit et filera vers la ville.

Des appartements ternes.

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Le long de la route, les arêtes de certains buildings sont soulignées par des tubes de néon colorés. On les voit se dessiner de loin. Par contre les immeubles d’habitation ne montrent que des fenêtres faiblement éclairées, manifestement par des lampes basse-énergie. Sur son mobile, Fred permute la carte SIM et tente en vain de remettre en selle son N° de téléphone chinois. Il ne retrouve pas le code ’pin’ et remet la puce française pour appeler Gao Wei. L’étudiant architecte attend sur le campus et précise au chauffeur le chemin à suivre. La première aventure se termine.

Accueil en anglais, par des frimousses connues.

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La barrière du campus se lève. Gao Wei est là, accompagné de son collègue YE Ziteng. Les demoiselles CHEN Yiping, LEE Ziruo et Joyce (une nouvelle étudiante), sautent au cou des arrivants. LEE interroge Jean "do you remember my name"... silence en face. "Oh OK, I cut my hair since the last time you see me in Lagarde !" [2]. Les bagages sont prestement acheminés chambre 212 par l’équipe de jeunes et tout le groupe se retrouve pour dîner au restaurant du campus. C’est la seule table occupée. Il doit être 20h et le personnel semble pressé de partir. Gao passe commande pour cinq ou six plats qui prendront place sur la ronde centrale, comme avenue d’Ivry. Jean demande aux jeunes filles de lui affecter un nom chinois. Elles réfléchissent un moment et décident de partir de son nom. Lee lui explique que son prénom se prononcera « Jan » et s’écrira . Quant à Landré, on ne conservera que la première syllabe qui se prononcera « Lù » et sécrira . C’est curieux à prononcer. Il faut sourire et plisser les yeux pour le ‘Jan’ et mettre le bec en cul de poule pour le ‘Lù’. C’est encore plus difficile à écrire et surtout à mémoriser.

Au boulot !

Il ne s’agit plus de perdre de temps. Comment s’organise-t-on demain ?
Massage par M. Hongjian SHI dès 7h pour bien commencer le jeudi. Collecte des différents N° de téléphone. Achat des cartes SIM pour les deux français, pour éviter qu’ils se perdent [3].

Affectation des projets.

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Dixie (WANG Guanyu), retenue sur Pekin, sera relayée par YE Ziteng pour le projet de construction du musée. La brique grise sera le matériau de construction exclusif du musée. Le bambou pour la maison de thé. Mais le choix de la chaux ou liant entre les bambous n’est pas encore arrêté. Le troisième étudiant en architecture, LI Bo vient d’arriver. Il présente un projet allemand qui doit utiliser des liaisons en acier. Frédéric balaye cette idée… hors du champ philosophique du projet. Ye s’occupera avec LI Bo, du mobilier et du décor dans les neuf maisons de Xiu Xian à rénover.

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[1bruit de nouilles (émis par Jean)

[2On ne laisse jamais son interlocuteur perdre la face, en Chine

[3on pense au film ’Lost in translation’

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