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Goodies pour les fêtes

lundi 12 janvier 2009, par Jean Landré

Le changement d’année, favorable aux inventaires, nous invite à habiller notre blog de vêtements neufs. Nous allons donc étrenner la nouvelle rubrique en variant le menu des nouilles ou du riz qotidien.

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Dans la nourriture chinoise, au village de Jiu Xian, le goupe de développement trouve largement ses cinq légumes par jour pour rester en forme. Cependant, le manque de desserts se fait sentir. Certains aimeraient bien terminer les repas par une petite gâterie sucrée. Très simple... il suffit de se lancer dans la pâtisserie.

Pâtisseries européennes

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La veille de la St Sylvestre, levure, beurre et farine sont achetés dans la boutique verte de Yangshuo. Les français parlent pâtisserie une partie du lendemain et Nicolas pétrit ce qu’il faut pour préparer une brioche, dont la simple évocation fait saliver Frédéric. La boule sous un climatiseur, réputé faire du chaud, dans la chambre de Jean. Au petit matin du premier janvier, Nicolas vient chercher la pâte qui a levé moyennement. Le breakfast du 1er janvier est nettement amélioré.

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Ce repas est en fait partagé à l’heure du lunch car tout le monde se lève légèrement en retard et le four ne chauffe pas autant ou régulièrement qu’un four de boulanger. La brioche se révèle acide (trop de levure ?) et pas assez cuite. Un second essai est promis par Nicolas. Les gourmands parlent de chocolat… peu prisé par les chinois. Et la vie de projet reprend son cours. Les travaux dans la Villa Maria avancent bien. Le principe de l’adobe semble admis.

Gâteau au chocolat.

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Le lendemain matin, à la sortie de sa chambre, Jean trouve cette magnifique pâte de chocolat. Il ne résiste pas et y goûte. Ce n’est qu’une semaine plus tard, à l’occasion d’une discussion sur l’adobe, qu’il comprend ce qu’il a goûté. Croquant et pas du tout sucré. L’énorme crotte en chocolat reste en effet comme décoration dans le bureau. Va-t-on se décider à la partager ?

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Il provoque l’hilarité générale en commentant sa dégustation. Les photos lui sont transmises de la cuisine de cet échantillon d’adobe...

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- ramassé par Frédéric dans le batteur à pâtisserie composé d’un fermier avec son buffle.
- Utilisé comme masque hilarant sur une peau blanche.
- Mais surtout destiné au revêtement des murs de la chambre de Villa Maria.

L’adobe.

La couleur chocolatée est chaude. La pâte est faite de terre rouge, de paille de riz, de son, de bambou coupé finement, d’eau et surtout de malaxage et accessoirement de crotte de zébu [1]. En séchant, le revêtement d’adobe se craquelle plus ou moins profondément.

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Cela dépend du support sur lequel il est posé. Ici, dans la maison 21, les murs sont en briques de terre battue et la terre absorbe tout de suite l’humidité voisine. Il aurait fallu humidifier le mur avant de poser le revêtement d’adobe.

les crêpes

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Quelques jours plus tard, les plus gourmands reviennent de la ville avec un instrument indispensable pour les crêpes : la poêle ! Mais comment préparer la pâte à crêpe ?... les conseils divergent.
- les oeufs de canes sont-ils adaptés ?
- Faut-il les mettre avant la farine ?
- Alcool ou pas ? Maria sort un mini bouteille de Grand-Marnier prestement vidée par son mari dans la sauce... et récupérée par Miss CHEN Yiping (dont le surnom est Bottle).
Pour mélanger la pâte à crêpes, un récipient carré, c’est quand même moins commode qu’un rond. La louche n’arrive pas à passer dans les coins.

Article précédent : The Middle Empire.
Article suivant : Villa Maria. Avancement.


[1Zébu : Oui, Jean, on sait que c’est l’animal le plus sobre… parce que z’ai bu, z’ai plus soif

Messages

  • Salut les aventuriers !
    Rien de tel que le retour aux sources d’autant que vous semblez vous y découvrir.
    Ces quelques articles du début d’année révèlent une ambiance de simplicité et de bonne humeur, j’espère ne pas me tromper.
    Néanmoins rencontrez vous quelques difficultés de base...alimentaire !
    Le torchis local chinois me rappelle mes louables efforts pour restaurer mon humble demeure normande à la différence que la paille n’est que du lin normand et le malaxage se fait avec les mains.
    Bravo pour le reportage en montgolfière quelle réussite.
    Ces articles sont une invite à la rêverie.
    Continue et donne des nouvelles à ton retour.
    Jean

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